1 août 2026 — Loose, Session d'observation

Le retour de l’échec du retournement au méridien

Depuis ma première tentative sur les fameux Piliers de la Création (cf. Le SHO, c’est chaud !) dans la Nébuleuse de l’Aigle (M16) , je veux en refaire une photo avec de « vrais » filtres SHO. C’est désormais possible avec ma caméra monochrome et ses filtres.

La période idéale pour photographier M16 est fin juin, qui est déjà passé depuis quelques semaines, mais la nébuleuse reste quand même visible une partie de la nuit.

Cette cible est basse sur mon horizon, et n’est pas visible toute la nuit : il faut donc que je choisisse une autre cible pour le reste de la nuit, ce sera la Nébuleuse du Croissant (NGC 6888) qui devrait aussi montrer plein de détail avec ces filtres.

Je vais faire 7 nuits de prises de vues sur ces cibles : les 17, 18, 21, 22, 23, 26 et 27 juillet.

Malheureusement, les 2 premières nuits vont me rappeler de mauvais souvenirs, quand le retournement automatique de télescope, qui se produit quand celui-ci pointe au zénith, ne fonctionnait pas. Je devais attendre ce moment, souvent au milieu de la nuit, pour faire ce retournement manuellement. 🥱

Une nuit de prises de vues inexploitable

Ce problème s’est reproduit les 2 premières nuits, sans que je comprenne trop pourquoi. Comme le retournement était assez tôt, je n’ai pu sauver que quelques photos des Piliers de la Création, et aucune de la Nébuleuse du Croissant (le télescope n’a pas réussi à changer de cible…) sur ces premières nuits. 🙄

Le 18 sera encore plus galère, à cause du mini-pc branché au télescope que je ne peux plus joindre à distance (il ne réussi pas à se connecter au Wifi). Après avoir sorti un câble ethernet de plusieurs mètres pour brancher directement le mini-pc au réseau de la maison avec ce fil, sans succès, je dois sortir un écran/souris pour les connecter directement au pc et comprendre ce qu’il se passe… 😫

Bureau improvisé dans le jardin !

Le fin mot de l’histoire étant que c’est mon répéteur Wifi qui était dans les choux, le mini-pc n’était pas en cause.

Les autres nuits se déroulent bien, même si l’autofocus avec la caméra et la roue à filtres fait encore des siennes.

La Nébuleuse de l’Aigle

La nébuleuse de l’Aigle se couche tôt, je n’ai que 2h par nuit pour prendre des photos : c’est peu !

La nébuleuse de l’Aigle est au zénith peu avant minuit, quelques minutes après le début de la nuit noire, et descend sous mon horizon vers 2h

Il ne faut donc pas moins de 5 nuits pour avoir suffisamment de données permettant de faire, enfin, mes Piliers de la Création en composition Hubble (SHO) 🤩

Les Piliers de la Création dans la Nébuleuse de l’Aigle (M16) en composition LSHO
45 images de 2 min avec filtre L, soit 1.5h de pose
58 images de 2 min avec filtre S, soit 1.9h de pose
64 images de 2 min avec filtre H soit 2.1h de pose
54 images de 2 min avec filtre O, soit 1.8h de pose
Soit 7.3h de temps total d’intégration
Caméra ToupTek ATR585M

La couche provenant du filtre Hα (révélant la présence de l’hydrogène) est particulièrement détaillée pour cette nébuleuse :

Les Piliers de la Création dans la Nébuleuse de l’Aigle (M16), filtre Hα
64 images de 2 min soit 2.1h de pose
Caméra ToupTek ATR585M

La Nébuleuse du Croissant

J’effectue le même traitement que la nébuleuse M16 pour la Nébuleuse du Croissant, et j’obtiens un résultat qui me déçoit un peu.

Je n’arrive toujours pas à traiter correctement les images avec la camera, encore moins en composition SHO. Je n’ai, par exemple, pas réussi à intégrer la couche de luminance, ni à gérer correctement la teinte verte (qui est très forte car elle correspond au filtre Hα très présent).

La Nébuleuse du Croissant en composition SHO
94 images de 2 min (bin2) avec filtre S, soit 3.1h de pose
80 images de 2 min (bin2) avec filtre H soit 2.7h de pose
96 images de 2 min (bin2) avec filtre O, soit 3.2h de pose
Soit 9h de temps total d’intégration
Caméra ToupTek ATR585M

Je n’ai pas l’impression d’avoir amélioré mon image de cette nébuleuse, prise il y a 2 ans avec mon APN réflex et un filtre HO (Le SHO, c’est chaud !) : je n’arrive pas à faire ressortir les détails de mes couches S, H et O comme il faut. J’ai encore des choses à apprendre ! 😏

L’amas globulaire M15

Après ces prises de vues à la caméra, la météo est toujours au rendez-vous. Comme je suis toujours frustré de ne pas réussir à obtenir de bons résultats avec ma caméra, je ressort mon APN pour les 4 nuits suivantes, du 28 au 31 juillet.

Je cherche un objet de Messier que je n’ai pas encore photographié, et comme ce sont des nuits de pleine Lune, un amas globulaire n’est pas trop difficile à imager : ce sera donc l’amas globulaire M15.

Je veux tenter quelque chose : photographier cet amas globulaire avec mon filtre HO, car j’ai vu que sur certaines photographies de cat amas il y avait la présence de gaz rouge (donc de l’hydrogène, que je pourrais capturer avec mon filtre).

Les deux premières nuits sont consacrées à ça, avec un résultat plutôt mauvais : le bruit est très présent, les étoiles peu fines, et pas de traces d’hydrogène sur la photo. 😕

L’amas globulaire M15 (constellation de Pégase) avec filtre HO
57 images de 5 min, soit 4.75h de pose
Canon EOS 700D 800ISO

Les deux dernières nuits, j’enlève mon filtre HO, pour avoir un résultat plus propre, en « vraies couleurs ».

L’amas globulaire M15 (constellation de Pégase)
205 images de 2 min, soit 6.8h de pose
Canon EOS 700D 800ISO

La comparaison de ces deux images est sans appel, en défaveur du filtre ! Même si on peut voir quelques teintes rougeâtres sur la photo avec filtre : peut-être fallait-il plus de temps de pose pour mieux distinguer ces nuages de gaz ?

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