12 juillet 2020 — Session d'observation

Une comète visible à l’œil nu

Un événement astronomique en cet été 2020 : le passage d’une comète, visible à l’œil nu, et depuis Toulouse.  

Je suis très enthousiaste, car je ne me souviens pas avoir déjà assisté à un tel spectacle. J’ai des bribes de souvenirs de mon père me parlant d’une comète et, mais je n’en suis même plus sûr, essayant de me la montrer depuis le jardin de ma maison d’enfance.  Vu le peu de souvenirs que j’en garde, je soupçonne que l’observation n’a pas eut lieu ou fut un échec, ou alors ma curiosité astrale n’était pas encore bien aiguë (mais ça je n’y crois pas 😉 ) . 

Il s’agissait très probablement de la comète Hale-Bopp de 1997. J’ai longtemps pensé qu’il s’agissait de la comète de Halley, mais celle-ci étant passée près de le Terre en 1986, ça ne correspond pas à un souvenir que j’aurai pu garder. Cette comète de Halley est cependant bien présente dans ma mémoire grâce à un livre, disponible dans la bibliothèque de mon père, dont je me souviens très bien la couverture avec des couleurs flashy à la mode disco.

Pour en revenir à notre comète de 2020, surnommée Neowise, de son nom complet C/2020 F3 (NEOWISE), il faut rester prudent. De nombreuses comètes passent au voisinage de la Terre tous les ans, certaines sont annoncées comme étant visibles à l’œil nu, mais c’est très rarement le cas (et donc souvent décevant).

Peu importe si NEOWISE est visible ou non sans instrument, je suis bien décidé à en faire une photo, ce qui est manifestement tout à fait possible. Ça en ferait ma première photographie de comète, et ce n’est pas rien ! 😄

Gardant cependant l’espoir de pouvoir l’observer à l’œil nu, je mets toutes les chances de mon côté : réveil très matinale et destination un des points culminants de Toulouse : la colline de Rangueil. Je convaincs même ma compagne de venir, lui promettant un moment assez unique qui n’arrive pas souvent dans une vie, en la mettant cependant en garde contre la déception de ne pas voir grand chose (voir rien du tout… 😔).

Réveil à 4h, on prend de quoi grignoter un bout, l’APN et son pied. On se gare au sommet de la colline, et on avance vers un point bien dégagé, surplombant Toulouse. 

J’appréhendais un peu le repérage de la comète pour la cibler avec l’APN, m’attendant à distinguer une faible nébulosité, imaginant déjà me repérer en fonction des étoiles entourant la comète. Mais au premier coup d’œil dans le ciel, plus d’inquiétude, et une grande surprise : on distingue clairement la comète sans effort ! 🤩

Passé l’émerveillement, je prépare l’APN, et prends une série de photos, pendant que le jour pointe son nez à mesure que la comète s’élève dans le ciel toulousain. Une bien belle journée vient de commencer !

Pour réaliser l’image suivante, j’ai empilé 24 photos prises avec mon APN bridge, poses de 4 secondes ISO 800. Le logiciel utilisé est Sequator (https://sites.google.com/view/sequator/download), qui permet d’empiler des images du ciel étoilé tout en conservant une zone de paysage fixe. Un très bon tutoriel est disponible ici : https://www.webastro.net/forums/topic/168956-tutoriel-sequator-photos-de-paysages-de-nuit/

La comète Neowise, puis en haut à droite l’étoile Capella, en bas à droite Venus et Aldébaran, et en haut on distingue un peu l’amas de Pléiades

Animation réalisée avec 29 photos, sur une durée de 10 minutes. On voit la rapidité avec laquelle le ciel « tourne » (qui est la manifestation de la vitesse de rotation de la Terre sur son axe).