Au commencement, il y a l’appareil photo
J’ai toujours apprécié faire des photos, en particulier de voyage, pour garder un souvenir plus persistant de mes escapades.
La finalité étant le traditionnel album photo de voyage, imprimé sur papier, que je prends encore plaisir, de temps en temps, à sortir de l’étagère pour le feuilleter.
Ce qui me permet, effectivement, de me remémorer des instants de vie qui seraient probablement perdus s’ils étaient restés en numérique, ou pire, reposaient seulement sur ma mémoire imparfaite.
Après avoir utilisé des petits appareils photo compacts numériques, j’ai décidé de passer à la version « supérieure », mais pas trop. Pas question, tant d’un point de vue budget que d’encombrement, de basculer dans le monde du reflex et de ces objectifs interchangeables. Le meilleur compromis que j’ai trouvé à l’époque a donc été le format « bridge », avec le modèle FUJIFILM FinePix S100FS.
Format très polyvalent, me permettant de prendre des photos « grand-angle » pour les paysages ou les bâtiments, et avec un zoom optique conséquent, grossissant 14 fois, pour les détails et les animaux.
Inévitablement, il est arrivé un moment où je me suis demandé ce que donnerait un tel zoom si je visais un objet céleste moins familier que la Lune…
Premiers essais
Auparavant (exemple en 2006), j’avais déjà fait des photos de la Lune avec un petit compact.
On distingue clairement les contrastes de la surface, tels qu’on peut les apercevoir à l’œil nu.

On se rapproche
Avec mon bridge et sa focale (son zoom) imposante, le résultat est sans comparaison avec un compact. Avec cet exemple datant de 2008, on apprécie des détails de le surface lunaire que l’on peut difficilement saisir à l’œil nu.
Et à part la Lune ?
Finalement, on est habitué à la Lune, elle nous accompagne tous les jours. La voir si détaillée en photo est appréciable, mais ce n’est pas une découverte.
Et si on visait un autre objet, suffisamment lumineux pour le voir à l’œil nu et le pointer avec l’appareil photo ? Les planètes sont des cibles toutes désignées, notamment Jupiter, qui est une des planètes les plus lumineuses vue depuis la Terre (derrière Venus).
Facile à reconnaître à l’œil nu, surtout aidé d’une application pour smartphone mobile telle que Stellarium (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.noctuasoftware.stellarium_free), qui permet d’afficher les objets du ciel pointés par le téléphone.
Il faut quand même installer l’appareil photo sur un trépied, pour être stable pendant la prise de vue. Et utiliser le retardateur intégré. Ainsi on ne risque pas de bouger le temps de la prise de vue, ni en appuyant sur le bouton de déclenchement.
La mise au point est un peu délicate : la mise au point automatique, qui fonctionne très bien de jour, n’est pas efficace du tout de nuit en visant le ciel nocturne. Il faut donc faire une mise au point manuelle, après avoir correctement visé Jupiter sur l’écran.
Et puis c’est parti, on appuie sur le bouton pour prendre une photo. Et on adapte le temps de pose pour avoir quelque chose de visible sur l’écran de l’appareil. Avec 1 seconde de pose on distingue clairement une petite boule. Jupiter est dans la boite ! 😀

Pas vraiment extraordinaire à première vue, même bien moins esthétique que la Lune.
Et pourtant…
C’est en regardant la photo sur un écran d’ordinateur, et en zoomant sur l’image, que le miracle se produit : Jupiter ne semble pas seule sur l’image. Mais qu’est-ce donc que ces 4 points, bien alignés, autour de la boule ❓

C’est mon premier vertige : je viens de prendre en photo 4 satellites (des lunes) de Jupiter. 😮
C’est la première fois que je vois quelque chose sur une photo que je ne voyais pas à l’œil nu.
Et ça me fascine !!
Et il y a sûrement moyen de faire mieux, après ce premier pas dans le grand voyage de l’astrophotographie 🙂
